Archives de l’auteur : Jean-Marc Le Gall

Former 1 000 000 chômeurs ?

Est-ce, comme l’a affirmé le président Hollande, la solution à ce problème récurrent de l’économie française : la coexistence d’un chômage massif et de plus de 300.000 emplois non pourvus (identifiés ou non) ? Cette question, qui m’était posée mercredi matin au journal de RMC, ne se réduit hélas pas à un simple ajustement entre une formation et un emploi vacant. Les préalables sont nombreux : de leur côté, les chômeurs attendent des conditions de travail et de mobilité acceptables, sinon attractives, et, s’agissant de personnes souvent très éloignées de la formation, des modalités de formation non scolaires ; du côté des employeurs, l’employabilité réside certes dans les acquis de formation, mais aussi dans des compétences plus personnelles et comportementales, telles que la relation de clientèle ou la coopération dans l’équipe. L’enjeu est donc double : associer les employeurs, pour identifier précisément les emplois et les compétences attendues, et innover fortement dans des cursus d’apprentissage motivants. Un défi difficile pour les acteurs de la formation !

Ecouter le podcast

« Parole au travail et parole sur le travail »

Tel est le thème de la rencontre très intéressante organisée le 4 juillet 2013 par les associations AFCI (communication interne) et APSE (sociologues de l’entreprise) sur un sujet majeur et stimulant :. Participant à la table-ronde de clôture de la journée, avec la sociologue Florence Osty et la communicante Nelly Dechery, j’ai notamment souligné que cette parole des salariés dans l’entreprise, pour être efficace et gratifiante, c’est à dire entendue dans les sphères de décision, devait être relayée par une parole de leurs représentants au niveau de la gouvernance des entreprises. Autrement dit, une parole qui ne soit ni négligée ni manipulée, mais contributive.

La flexisécurité à la française reste à inventer

Quelle sécurité en échange de plus de l’acceptation de plus de flexibilité par les salariés ? L’accord sur la « Sécurisation de l’emploi » négocié par le patronat et trois syndicats, et confirmé par la loi du 14 mai, entend ne pas occulter cette dimension cruciale. Pourtant, l’équilibre de ce compromis novateur n’est pas acquis, du moins pour les plus fragiles…

Lire la suite